Copropriété et sécurité : on vous dit tout


Se sentir bien chez soi, c’est s’y sentir en sécurité. Installation incendie, contrôle d’accès, ascenseurs, diagnostics… Le sujet de la sécurité est large et dépend de la spécificité et des contraintes de son immeuble. 

Souvent voté lors de l’assemblée générale, les copropriétaires doivent trouver le bon équilibre entre liberté, sécurité et dépenses. Un vrai casse-tête. Pour vous aider, on vous livre un petit guide des meilleures pratiques.

Comment sécuriser son immeuble face aux risques d’incendie ?

Premier gardien de la sécurité de votre copropriété, votre syndic. 

Ce dernier doit veiller à ce que tous les éléments de sécurité obligatoires soient installés, conformes et non dangereux. D’ailleurs, tous les équipements doivent faire l’objet d’un contrôle au minimum annuel, afin d’en vérifier le bon fonctionnement. La vérification doit être consignée dans un registre de sécurité incendie.

7 dispositifs sont particulièrement courants dans les copropriétés : 

- Les extincteurs qui sont obligatoires dans les : 

  • immeubles de plus de 15 étages
  • immeubles d’habitation dont la hauteur est supérieure à 50 mètres
  • immeubles à usage mixte (habitation et commercial) dont la hauteur est supérieure à 28 mètres
  • chaufferies
  • parkings

- Les portes coupe-feu, obligatoires dans les immeubles construits après le 1er janvier 1981

- L'éclairage de secours, essentiel en cas de coupure de courant

- Les détecteurs incendies qui ont l’obligation d’être installés uniquement dans les appartements

- La colonne sèche, une colonne horizontale permettant aux pompiers d’alimenter tous les étages en eau sous pression

- L'encloisonnement des cages d'escaliers, essentiellement dans les constructions récentes

- Le système de désenfumage des escaliers ou exutoire de fumée. Ce système fonctionne manuellement soit par air comprimé, soit électriquement

Enfin, dernière obligation, l’affichage des plans et des consignes de sécurité. Pourquoi ? Pour permettre aux habitants d'évacuer rapidement, avant même l’arrivée des secours. Ils doivent être installés dans les lieux visibles et accessibles par tous (hall d’entrée, paliers, escaliers, ascenseurs, niveaux de parking, etc.)

Quel cadre pour la mise aux normes électriques de la copropriété ?


Depuis 2010, toute copropriété qui a réalisé des rénovations importantes au niveau de l’électricité des parties communes doit respecter les normes électriques NF C 15-100. Et là encore, c’est au syndic de veiller à la conformité des installations électriques des parties communes.

La présence d’une colonne de terre constitue le point de départ de mise en sécurité de l’installation électrique. Elle garantit la sécurité des utilisateurs en permettant l’évacuation des courants de défaut.

Vous souhaitez faire vérifier les installations électriques de votre copropriété ? Sachez qu’un service d’audit peut être réalisé. Après avoir contrôlé les équipements de l’immeuble, les experts pourront vous aider à prioriser les travaux qui pourraient être nécessaires pour la sécurité de tous les habitants. Renseignez-vous auprès de votre syndic de copropriété pour la mise en œuvre de l’audit.

Comment sécuriser l’accès à la copropriété ?


Que ce soit pour se protéger d'actes de vandalisme ou d’intrusion dans la copropriété, l’un des premiers éléments à mettre en place concerne l’accès à la copropriété. L’enjeu est double : empêcher l’entrée de personnes non autorisées, afin d’éviter les vols ou le vandalisme ; et maintenir une entrée facile et rapide des habitants de la copropriété, ainsi que des éventuels professionnels qui y exercent ou des services de secours.

Parmi les solutions les plus utilisées, les contrôles d’accès de type interphone, visiophone et/ou digicode. 

Ces systèmes limitent l’accès à la copropriété. Dans le cadre du visiophone, l’effet dissuasif est renforcé par l’identification de la personne qui souhaite entrer dans l’immeuble. Toutefois, il est fréquent de combiner digicode et visiophone/interphone pour plus d’efficacité.

La vidéosurveillance est également de plus en plus courante. Si elles ne limitent pas l’accès à la copropriété, les caméras sécurisent les espaces communs et protègent à la fois les biens et les personnes. Installées généralement à la suite de dégradations et/ou de vols de boîte aux lettres ou de véhicules, elles ont également un effet dissuasif sur les inconnus qui cherchent à entrer dans les parties communes. Autre avantage, les frais d’installation restent raisonnables en comparaison avec d’autres systèmes de protection (tarif moyen entre 600 et 1000€).


Attention, l’utilisation de la vidéosurveillance est encadrée. Les caméras ne doivent pas filmer les portes des appartements ou les lieux privés associés (balcon, terrasses ou fenêtres des appartements). Et comme pour tout ce qui concerne les parties communes, leur installation doit faire l’objet d’un vote lors de l’assemblée générale annuelle.

Quid de la sécurité des ascenseurs de l’immeuble ?

Que vous habitiez au 6ème étage ou que vous montiez chez vous avec vos courses, lorsque vous avez la chance d’avoir un ascenseur dans votre immeuble, tout ce que vous souhaitez, c’est qu’il fonctionne ! Et pour cela, certains points doivent être respectés.

Ainsi, mise aux normes, entretien régulier et contrôle technique doivent être réalisés tous les 5 ans par un contrôleur technique agréé, depuis la Loi n°2003-590 du 2 juillet 2003. Il faut savoir que les ascenseurs font l’objet de normes strictes. Cela permet d’éviter les accidents qui se sont produits dans le passé, notamment en raison de la vétusté des ascenseurs.

Les points de sécurité des ascenseurs sont les suivants :

- la bonne fermeture des portes palières,

- l’accès sans danger des utilisateurs au sein de la cabine d’ascenseur,

- la protection des utilisateurs au moment de la fermeture des portes,

- la prévention des risques de chute ou d’écrasement de la cabine,

- la protection contre les dérèglements de vitesse,

- la mise à disposition, aux utilisateurs, des moyens de communication et d’alerte avec un service d’intervention,

- la protection des services électriques de la cabine et de l’ascenseur,

- l’accès sans danger aux locaux des machines, aux équipements associés et aux espaces parcourus par la machine par le personnel d’intervention,

- l’interdiction d’accès à ces mêmes espaces par des personnes autres que le personnel d’intervention


En cas de non-respect de ces éléments de sécurité, des travaux de rénovation doivent être entrepris. Il est alors important de faire un appel d’offres afin d’optimiser les coûts de mise aux normes et par la même occasion profiter de la mise en concurrence du contrat de maintenance de votre ascenseur.

Comment protéger sa copropriété des nuisibles ?


Cauchemar de nombreux locataires et propriétaires, les nuisibles sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire une petite place dans nos habitations. 

Et les rats peuvent très rapidement devenir un fléau en créant des désordres aussi bien matériels que sanitaires. Pour faire face, des règles ont été instaurées pour lutter contre l’invasion de ces rongeurs, aussi bien en ville qu’à la campagne.

Si aucun texte de loi n’oblige une copropriété à faire appel à une entreprise spécialisée, la réglementation impose :

- de contrôler régulièrement s’il y a présence de rongeurs dans les caves, cours, local à poubelles et dans tout autre point pouvant permettre aux rats de s’installer durablement.

- de ne pas laisser en l’état les dépôts de nourriture ou autres déchets qui pourraient les attirer.


De nombreuses copropriétés font ainsi appel à des entreprises externes spécialisées qui, généralement, vont mettre en place un système de boite « anti-rats ». Elles doivent être placées à des points stratégiques mais rester loin de la portée des enfants.

Quels diagnostics obligatoires pour garantir la sécurité de son immeuble ?

Pour assurer la sécurité des habitants et la parfaite information des futurs locataires ou acquéreurs, les diagnostics amiante, plomb, termites, performance énergétique doivent être effectués.

Le Diagnostic Amiante (DTA) :

Ce diagnostic est obligatoire pour tous les immeubles construits avant le 1er juillet 1997. Il doit contenir les informations suivantes :

  • Les rapports de repérage
  • Les dates, natures, localisations et résultats :
  • Des évaluations de l’état de conservation
  • Des mesures d’empoussièrement
  • Des préconisations de travaux de retrait ou de confinement et les consignes générales de sécurité, les mesures conservatoires mises ou devant être mise en oeuvre

Constat de risque d’exposition au plomb (CREP) :

Obligatoire pour toutes les copropriétés à usage d’habitation construites avant le 1er janvier 1949, ce document est nécessaire pour protéger les populations les plus fragiles (enfants et femmes enceintes) contre le saturnisme, une très grave maladie nerveuse qui se contracte par ingestion ou inhalation de plomb.

Diagnostic termites :

Il permet de diagnostiquer la présence ou non de termites dans les parties communes de l’immeuble.

Diagnostic technique global :

Obligatoire en cas d’insalubrité du bâtiment, ce diagnostic consiste en un grand check-up de l’état général de l’immeuble. Il permet d’en mesurer les problèmes et d’avoir une idée concrète de l’ampleur des travaux à réaliser. 

Diagnostic performance énergétique (DPE) :

De plus en plus pris en compte dans le choix du logement, la consommation d’énergie fait l’objet d’un diagnostic complet qui mesure également le taux d’émission de gaz à effet de serre du bâtiment. À noter, cette évaluation est nécessaire pour des travaux de rénovation énergétique.

Conclusion

 
Si la sécurité des parties communes est l’affaire de tous, le syndic en porte la responsabilité. Un rôle clé qui doit l’amener à être vigilant et très réactif sur de nombreux points.

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